Sud-Kivu : Le gouvernement alerte sur les massacres d’Uvira et appelle à une mobilisation internationale

Plus de 400 civils auraient été tués en l’espace de deux jours à Uvira, dans le Sud-Kivu. Les autorités provinciales dénoncent des exactions menées par des éléments armés étrangers, en violation du cessez-le-feu. Une urgence sécuritaire et humanitaire s’impose.
La ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, fait face à une flambée de violences d’une gravité extrême. Selon les chiffres avancés ce mercredi 10 décembre 2025 par les autorités provinciales, plus de 413 personnes auraient perdu la vie en moins de 48 heures, dans une série d’attaques meurtrières menées par des groupes armés non identifiés, soupçonnés d’avoir franchi la frontière depuis le Rwanda, avec l’appui d’éléments étrangers.
Le bilan, qualifié de catastrophique par le gouvernement provincial, a été constaté lors d’une mission de terrain effectuée dans plusieurs zones sinistrées, notamment Kamanyola, Katogota, Luvungi, Bwegera, Luberizi, Mutarule, Lemera, Sange et Kiliba. Malgré la présence des forces loyalistes, les populations civiles continuent de subir des assauts ciblés.
Les autorités dénoncent une stratégie bien orchestrée visant à déstabiliser les communautés locales, semer la terreur et provoquer des déplacements massifs. En plus des morts, des milliers de familles ont fui leurs villages, portant à plus de 200 000 le nombre de déplacés recensés dans la région, dans des conditions humanitaires extrêmement précaires.
« Ce qui se passe à Uvira n’est pas un simple conflit local, mais une tentative de désintégration sociale à grande échelle. », alertent les autorités, qui appellent à une mobilisation immédiate des instances nationales et internationales pour documenter ces crimes, protéger les survivants et restaurer un semblant de stabilité dans cette zone longtemps secouée par des crises récurrentes.
Le gouvernement provincial insiste sur l’urgence d’une réponse coordonnée et d’une pression diplomatique accrue pour mettre fin à ces violations persistantes du droit international humanitaire.

Journaliste|PDG du média YOKA INFOS
