Sud-Kivu : L’armée congolaise accuse le M23-AFC de pillages et de violences sexuelles à Uvira.

Les FARDC dénoncent de graves atteintes aux droits humains imputées au M23-AFC et à ses alliés, malgré les annonces de retrait des forces hostiles.
C’était ce vendredi 15 janvier 2026 qu’a appris Yoka Infos les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont accusé l’armée rwandaise et le groupe armé M23-AFC de pillages et de violences sexuelles contre des civils dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu.
Dans un communiqué officiel signé par le sous-lieutenant Reagan Mbuyi, porte-parole des opérations Sukola 2 Sud, l’armée congolaise affirme que, contrairement aux déclarations faisant état d’un retrait, des éléments rwandais et du M23-AFC seraient toujours présents dans la ville d’Uvira et continueraient à commettre des exactions contre la population.
Selon les FARDC, des cas de viols, de vols et de pillages ont été signalés dans les quartiers Nyamyanda et Kimanga, dans la nuit du 14 au 15 janvier 2026.
L’armée parle d’actes graves ciblant des civils sans défense, aggravant une situation humanitaire déjà préoccupante dans cette partie de l’est du pays.
Ces accusations interviennent dans un contexte de combats intenses ayant opposé, durant deux jours, les FARDC aux combattants du M23-AFC dans plusieurs localités des territoires d’Uvira et de Fizi.
L’armée congolaise affirme avoir neutralisé 180 combattants ennemis, tandis que d’autres se seraient rendus ou auraient été capturés, avec récupération d’armes lourdes.
Face à cette situation, les FARDC indiquent avoir saisi la communauté internationale et leurs partenaires afin d’attirer l’attention sur la persistance des violences et la menace qui pèse sur les populations civiles. Elles appellent par ailleurs les habitants à ne pas céder à la panique, assurant que les opérations militaires se poursuivent pour rétablir la sécurité.
Alors que les tensions restent vives au Sud-Kivu, les autorités militaires assurent maintenir la pression sur les groupes armés, tout en dénonçant ce qu’elles qualifient d’exactions répétées contre les civils dans les zones affectées par les combats.
La situation à Uvira demeure volatile, et les regards se tournent désormais vers les mécanismes régionaux et internationaux appelés à jouer un rôle dans la protection des civils et la désescalade du conflit à l’est de la RDC.
Abdoul ULAFIA

