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RDC-Rwanda : Le Conseil de sécurité saisi face à l’aggravation du conflit à l’Est

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Alors que les violences s’intensifient dans le Sud-Kivu, Kinshasa élève le ton à l’ONU. La RDC accuse le Rwanda de violations répétées de sa souveraineté, en pleine recrudescence des hostilités à l’Est.

Réuni ce jeudi 11 décembre 2025 à New York, le Conseil de sécurité de l’ONU a examiné la dégradation rapide de la situation sécuritaire à l’Est de la République démocratique du Congo, sur fond d’escalade militaire entre les FARDC et des groupes armés soutenus, selon Kinshasa, par l’armée rwandaise.

La réunion, la 10.063e séance du Conseil, intervient dans un climat de vives tensions. Depuis le 4 décembre, des attaques répétées ont été signalées dans l’axe Kamanyola-Uvira, où les forces rwandaises et leurs alliés du M23 et de l’AFC sont accusés d’avoir mené plusieurs incursions meurtrières.

Kinshasa dénonce une violation flagrante de sa souveraineté et du cessez-le-feu issu de l’accord de Washington. Le gouvernement congolais appelle à un retrait immédiat des troupes rwandaises et à la cessation de tout appui logistique aux groupes armés opérant sur son sol.

Dans une démarche diplomatique offensive, le ministère congolais des Affaires étrangères a sollicité une réponse forte de l’ONU. La session visait à exposer la gravité de la situation, obtenir un appui international plus ferme, et rappeler l’engagement des Nations Unies à faire respecter le droit international.

À l’issue de la séance, aucune résolution n’a encore été adoptée. Toutefois, plusieurs membres du Conseil ont exprimé leur préoccupation et appelé à la désescalade. Des consultations à huis clos sont attendues dans les jours à venir.

Pour Kinshasa, le temps presse. La voix de la RDC a résonné dans l’enceinte onusienne avec l’espoir que des actions concrètes suivront enfin les déclarations, dans une région trop longtemps abandonnée à la loi des armes.

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