RDC : Louis Watum Kabamba met en avant les réformes et les mégaprojets miniers à Toronto

Présent au forum « Spotlight on DRC » organisé en marge de la Prospectors & Developers Association of Canada (PDAC 2026) à Toronto, le ministre des Mines Louis Watum Kabamba a défendu, ce mercredi 4 février 2026, la solidité du secteur extractif congolais et exposé les nouvelles ambitions industrielles du pays devant des investisseurs internationaux.
Malgré un contexte sécuritaire marqué par des tensions persistantes dans l’Est du pays, la République démocratique du Congo entend maintenir le cap de sa stratégie minière. À Toronto, devant un parterre d’opérateurs économiques, de partenaires techniques et d’investisseurs, le ministre des Mines a insisté sur la résilience de l’industrie extractive congolaise.
Selon le membre du gouvernement, la production annuelle de cuivre dépasse désormais les trois millions de tonnes, consolidant la position de la RDC parmi les principaux producteurs mondiaux. S’agissant du cobalt, minerai clé dans la transition énergétique mondiale, il a indiqué que le prix est passé de 20 000 à près de 55 000 dollars américains la tonne, attribuant cette progression aux mesures stratégiques mises en œuvre par les autorités congolaises pour mieux encadrer et valoriser la filière.
Le ministre a également annoncé le démarrage, prévu au deuxième trimestre, de la première production de lithium dans la province du Tanganyika, une étape présentée comme décisive pour l’intégration d’un nouveau minerai stratégique dans la chaîne de valeur nationale. Il a évoqué, dans la même dynamique, l’expansion d’acteurs internationaux déjà implantés en RDC, notamment Glencore, CMOC et Ivanhoe Mines, y voyant un signal de confiance dans l’environnement des affaires congolais.
Le lancement de la première raffinerie d’or au Tanganyika ainsi que le déploiement du projet continental Mines de Fer de la Grande Orientale (MIFOR), un corridor stratégique destiné à relier le Nord-Est au Sud-Ouest du pays, pour un investissement estimé à près de 29 milliards de dollars dans sa première phase.
Sur le plan diplomatique et économique, Louis Watum Kabamba a réaffirmé le partenariat stratégique avec les États-Unis et d’autres partenaires internationaux, évoquant des projets gagnant-gagnant, respectueux des lois nationales et fondés sur l’intérêt mutuel. Une dynamique qu’il inscrit dans la vision du chef de l’État Félix Tshisekedi, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
Le ministre a par ailleurs mis en avant les réformes engagées pour renforcer l’attractivité du secteur minier, notamment la promotion de la transparence, la sécurisation des investissements, la stabilisation du régime fiscal, la digitalisation de l’administration minière et la création de zones économiques spéciales offrant des facilités fiscales et administratives.
À travers ces annonces, Kinshasa ambitionne de diversifier l’économie nationale, de développer la transformation locale des minerais et d’attirer davantage de capitaux et de technologies. Reste désormais à traduire ces engagements en retombées concrètes en termes d’emplois, d’industrialisation et de développement local dans les provinces minières.

Journaliste chez YOKA INFOS/Kisangani ville.
