RDC–EAU : Un accord économique pour accélérer les investissements et la transformation locale

La RDC et les Émirats arabes unis ont signé à Abu Dhabi un accord de partenariat économique global destiné à renforcer les investissements, le commerce et la transformation structurelle de l’économie congolaise.
Ce lundi 2 février 2026, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, et son homologue émirati, Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyane, ont officialisé à Abu Dhabi la signature de l’Accord de Partenariat Économique Global (APEG), au palais présidentiel de Qasr Al Watan.
Cet accord établit un cadre de coopération élargi entre Kinshasa et Abu Dhabi, avec pour ambition de stimuler les échanges commerciaux, d’attirer davantage d’investissements étrangers et de soutenir la transformation locale des ressources congolaises. Il prévoit notamment un accès élargi du marché émirati à plusieurs milliers de produits en provenance de la RDC, dans une logique de diversification des exportations.


Sur le plan des investissements, l’accord fixe un objectif de croissance significative des flux financiers, avec la volonté des deux parties de porter les investissements cumulés à plusieurs milliards de dollars à l’horizon 2030. Les secteurs ciblés incluent les infrastructures, les mines, l’énergie et la logistique.
Parmi les projets structurants figure la construction du port en eaux profondes de Banana, à Moanda. Présenté comme un levier majeur pour le commerce extérieur de la RDC, ce port devrait améliorer les capacités logistiques du pays, réduire les coûts d’importation et renforcer son intégration dans les chaînes commerciales régionales et internationales.
L’APEG comprend également un volet consacré aux ressources minières, axé sur la sécurisation des chaînes d’approvisionnement et la traçabilité des minerais. À cela s’ajoute une dimension institutionnelle et académique, avec un partenariat entre l’Académie diplomatique de la RDC et l’Académie Anwar Gargash, visant à renforcer les compétences diplomatiques congolaises.
Au-delà des annonces, la portée réelle de cet accord dépendra de sa mise en œuvre effective et de la capacité des deux pays à traduire ces engagements en projets concrets, dans un contexte où la RDC cherche à passer d’une économie d’exportation brute à un modèle axé sur la valeur ajoutée.

Journaliste chez YOKA INFOS/Kisangani ville.
