RDC : Bujumbura dénonce des attaques transfrontalières rwandaises à l’ONU

Alors que les combats s’intensifient à l’Est de la RDC, le Burundi a élevé la voix ce vendredi 12 décembre au Conseil de sécurité des Nations unies, pointant du doigt le Rwanda pour ses incursions répétées et la prise d’Uvira, qu’il qualifie de menace régionale grave.
Le Burundi a vivement dénoncé, ce vendredi 12 décembre 2025 à New York, une série de violations de la résolution 2767 du Conseil de sécurité, après la prise d’Uvira par des forces qu’il attribue directement à l’armée rwandaise.
Lors d’une séance houleuse à l’ONU, le représentant permanent burundais a évoqué une multiplication d’attaques transfrontalières, incluant l’usage d’artillerie lourde et de drones, qui auraient fait d’innombrables victimes civiles. Selon lui, ces actions menées depuis le territoire congolais constituent non seulement une atteinte à la souveraineté du Burundi, mais aussi une menace directe contre la stabilité régionale.
« Ce qui se joue à l’Est de la RDC dépasse le cadre congolais. C’est une remise en cause des efforts collectifs de paix dans la région des Grands Lacs », a-t-il déclaré, appelant à une réponse ferme du Conseil de sécurité face à ce qu’il considère comme un franchissement inacceptable des lignes rouges.
La prise d’Uvira, ville stratégique du Sud-Kivu, a relancé les craintes d’un embrasement régional. Elle intervient dans un contexte déjà explosif, alors que plusieurs pays frontaliers de la RDC tirent la sonnette d’alarme sur l’activisme croissant du M23 et l’implication présumée du Rwanda.
La déclaration burundaise pourrait peser lourd dans les délibérations en cours au sein du Conseil, notamment sur le renouvellement du mandat de la MONUSCO et le rôle de la communauté internationale face à cette escalade militaire.

Journaliste chez YOKA INFOS/Kisangani ville.
