RDC au Conseil de sécurité : Le dossier vénézuélien, premier test pour les A3 africains

La RDC, la Somalie et le Libéria siègent actuellement au Conseil de sécurité des Nations unies avec pour objectif de défendre les positions africaines sur des sujets internationaux sensibles. Le traitement du dossier vénézuélien constitue leur premier test de coordination en ce début d’année 2026.
Trois pays africains, regroupés sous l’appellation A3, occupent actuellement des sièges au Conseil de sécurité de l’ONU : la République démocratique du Congo, la Somalie et le Libéria.
Chargés de représenter et de coordonner les intérêts du continent dans cet organe clé, ces États affrontent dès ce lundi 5 janvier leur premier défi : la question vénézuélienne, inscrite à l’ordre du jour sous l’intitulé Menaces contre la paix et la sécurité internationales.
Chacun des pays du groupe arrive avec son vécu propre et ses priorités. La RDC, confrontée à des crises prolongées dans la région des Grands Lacs, entend faire entendre le lien entre gouvernance, ressources naturelles et sécurité, tout en mettant en avant l’importance des programmes de désarmement, démobilisation et réintégration pour une paix durable. Le Libéria, après des années de sortie de conflit, mise sur le partage de son expérience et une diplomatie de consensus, tandis que la Somalie, assurant la présidence tournante du Conseil pour janvier, coordonne l’agenda du groupe A3, incluant des débats sur le Moyen-Orient et d’autres régions sensibles.
Cette configuration place les trois pays africains face à un équilibre délicat, défendre le principe de non-ingérence et le multilatéralisme tout en maintenant des relations constructives avec les grandes puissances. La RDC, qui assurera la présidence du Conseil en juillet 2026, doit démontrer sa capacité à concilier intérêts continentaux et diplomatie globale.
Alors que le débat vénézuélien s’ouvre, la performance des A3 africains pourrait définir le rôle et la crédibilité du continent au sein de l’ONU pour les mois à venir.
Pour la RDC et ses partenaires, il ne s’agit pas seulement d’un dossier isolé, mais du premier acte d’une présence stratégique qui mettra à l’épreuve leur capacité à peser sur les grandes questions internationales.
Par : Abdoul ULAFIA

