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Mbandaka : Les agents de la SCPT en grève pour 36 mois d’arriérés de salaires

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À Mbandaka, dans la province de l’Équateur, les activités de la Société congolaise des postes et télécommunications (SCPT) sont paralysées à la suite d’un mouvement de grève déclenché par les agents pour réclamer plusieurs années de salaires impayés.

Les agents de la SCPT/Mbandaka ont cessé le travail ce samedi 31 janvier 2026, a appris Yoka Infos. Ils exigent le paiement de 36 mois d’arriérés de salaires et dénoncent ce qu’ils qualifient de dysfonctionnements persistants dans la gestion de l’entreprise publique au niveau provincial.

Dès les premières heures de la journée, l’accès au bâtiment administratif de la SCPT a été bloqué par les grévistes. Le personnel, visiblement exaspéré, affirme ne plus pouvoir exercer ses fonctions sans garantie sur la régularisation de sa situation salariale.

Les représentants des agents reprochent à la direction provinciale une gestion jugée non transparente. Le président de la délégation syndicale, Jérôme Buka, évoque notamment une mauvaise utilisation des recettes générées localement ainsi qu’une cession contestée de certains biens de l’entreprise.

Selon lui, ces pratiques aggraveraient une situation sociale déjà fragile, marquée par de longs mois sans rémunération.

De son côté, le directeur provincial de la SCPT/Équateur, Pitshou Bapeke Bobango, rejette les accusations portées contre lui. Il soutient que le paiement des salaires relève exclusivement de la direction générale basée à Kinshasa et échappe à sa compétence directe.

Il met également en doute la légitimité de certains agents engagés dans le mouvement, affirmant que plusieurs d’entre eux seraient absents de leurs postes ou exerceraient des activités professionnelles parallèles.

Alors que les bureaux de la SCPT restent fermés à Mbandaka, les agents maintiennent leur mot d’ordre de grève dans l’attente d’une réponse concrète de la hiérarchie nationale. La direction locale, pour sa part, appelle à une reprise du travail en attendant une éventuelle décision de Kinshasa.

En l’absence d’un compromis rapide, cette grève pourrait prolonger la paralysie des services postaux et de télécommunications publics dans le chef-lieu de la province de l’Équateur.

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