
Une fronde s’organise au sein de la jeunesse du Lualaba, où des voix s’élèvent pour dénoncer la gestion actuelle du Conseil provincial de la jeunesse.
Le climat se tend au sein du Conseil provincial de la jeunesse (CPJ) du Lualaba. Kelly Ntambi, à l’initiative d’un mouvement de contestation, a annoncé ce dimanche 5 avril le dépôt imminent d’une motion de défiance visant le bureau exécutif en place.
À la base de cette démarche, plusieurs griefs sont avancés, notamment l’inaction présumée des dirigeants actuels. Selon Kelly Ntambi, le bureau exécutif se distingue par une absence remarquée sur le terrain.
« On ignore tout de leurs activités », a-t-il déclaré, dénonçant une déconnexion entre les responsables du CPJ et les préoccupations réelles des jeunes de la province.
Parmi les points soulevés figure également l’absence d’installation des bureaux de représentation dans les territoires ainsi que dans la ville de Kasaji, perçue comme un signe d’une paralysie administrative au sein de la structure.
Autre critique majeure : la politisation supposée du Conseil. L’initiateur de la motion accuse certains membres du bureau de faire du CPJ un prolongement de leurs affiliations politiques, au détriment de sa mission principale, qui consiste à défendre les intérêts de la jeunesse de manière neutre et inclusive.
Face à cette situation, les contestataires envisagent une issue radicale. La motion de défiance vise à obtenir la dissolution du bureau actuel et à mettre en place un comité de crise chargé d’assurer la transition. Cette structure provisoire aurait pour mission de réorganiser le Conseil et de restaurer la confiance entre l’institution et les jeunes.
Dans ce contexte, l’évolution de cette initiative est suivie de près, alors que les regards restent tournés vers les autorités provinciales et les membres du CPJ, appelés à réagir dans les prochains jours.
Par : Ernest MBILIKA
