Kisangani : La nomination de Dismas Kitenge au FRIVAO ravive l’espoir des victimes de guerre

À Kisangani, les victimes des affrontements armés de juin 2000 voient dans la désignation de Dismas Kitenge à la tête du FRIVAO une opportunité de relance du processus d’indemnisation, longtemps jugé lent et opaque.
Un nouvel élan semble se dessiner dans le dossier sensible de l’indemnisation des victimes de la guerre de Six Jours. Le Fonds de Solidarité des Victimes des Guerres de la Province Orientale (FSVG/P.O) a accueilli favorablement la nomination de Dismas Kitenge Senga comme président du conseil d’administration intérimaire du Fonds de répartition des indemnités aux victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).
Cette nomination a été officialisée par un arrêté ministériel signé le 2 février par le ministre d’État, ministre de la Justice, Guillaume Ngefa. À Kisangani, épicentre des violents affrontements de juin 2000 entre armées étrangères, la nouvelle a suscité des réactions positives au sein du comité de crise des victimes.
Dans un communiqué transmis à la rédaction de YOKA INFOS, le FSVG/P.O, par la voix de son secrétaire rapporteur Philémon Lutula, estime que le choix porté sur Dismas Kitenge répond aux attentes des victimes, soulignant sa connaissance des réalités vécues par les survivants du conflit.

Figure reconnue de la société civile congolaise, Dismas Kitenge s’est illustré depuis plusieurs années dans la défense des droits humains et le plaidoyer en faveur de la justice transitionnelle. Pour les victimes, son profil pourrait favoriser une gouvernance plus attentive aux préoccupations de terrain.
Le comité de crise a également relevé l’implication des autorités nationales dans cette décision, notamment celle du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, et du ministère de la Justice, y voyant un signal politique en faveur d’une meilleure prise en charge des victimes.
Alors que le processus de répartition des indemnisations issues de la condamnation de l’Ouganda a été régulièrement critiqué pour ses lenteurs et ses tensions internes, cette nomination est perçue comme une étape susceptible de restaurer la confiance et d’améliorer la gestion du FRIVAO.

Journaliste chez YOKA INFOS/Kisangani ville.
