Kisangani : AJDDH plaide pour le respect des droits du journaliste Serge Sindani détenu à l’ANR

L’ONG Actions pour la Justice, le Développement et les Droits Humains (AJDDH) a lancé un appel au respect de la procédure légale dans le dossier du journaliste Serge Sindani, détenu depuis plusieurs jours dans les installations de l’Agence nationale de renseignements (ANR) à Kisangani.
L’ONG Actions pour la Justice, le Développement et les Droits Humains (AJDDH) a adressé, ce lundi 9 mars 2026, un plaidoyer aux autorités congolaises afin d’attirer leur attention sur la situation du journaliste Serge Sindani, directeur général du média en ligne KIS24.INFO, actuellement détenu dans les installations de l’Agence nationale de renseignements à Kisangani, dans la province de la Tshopo.
Dans sa correspondance adressée notamment au ministre des Droits humains et à plusieurs institutions de la République démocratique du Congo, l’organisation affirme suivre avec une attention particulière ce dossier, évoquant une situation jugée préoccupante.
Selon l’AJDDH, le journaliste serait retenu depuis plus de sept jours sans notification officielle des faits qui lui sont reprochés et sans possibilité de communiquer avec sa famille ni avec son conseil. Une situation qui, d’après l’organisation, pourrait être assimilée à une détention arbitraire au regard de la Constitution congolaise et des instruments juridiques internationaux ratifiés par le pays.
L’organisation rappelle notamment que l’article 18 de la Constitution garantit à toute personne arrêtée le droit d’être informée immédiatement des motifs de son arrestation, de bénéficier de l’assistance d’un avocat et d’être présentée dans les meilleurs délais devant l’autorité judiciaire compétente.
Dans son plaidoyer, l’AJDDH souligne également que ce cas intervient dans un contexte marqué par d’autres situations similaires récemment signalées dans la ville de Kisangani, suscitant des interrogations sur le respect des garanties fondamentales de la procédure.
Face à cette situation, l’ONG appelle les autorités compétentes à veiller au respect strict des procédures légales et à permettre au journaliste d’entrer rapidement en contact avec sa famille ainsi que son conseil.
Pour l’AJDDH, une clarification rapide de ce dossier permettrait de renforcer la confiance du public dans les institutions et de consolider les efforts en faveur de l’État de droit et du respect des droits humains en République démocratique du Congo.

