Kinshasa : le gouvernement conteste les allégations de disparitions forcées rapportées par Human Rights Watch

Le gouvernement congolais a rejeté, vendredi 13 mars 2026, les accusations de disparitions forcées avancées dans un rapport publié par l’organisation internationale de défense des droits humains Human Right Watch.
Les autorités de la République démocratique du Congo ont rejeté les accusations faisant état de disparitions forcées à Kinshasa et dans ses environs. Dans un communiqué publié vendredi 13 mars 2026, le gouvernement a contesté les conclusions d’un rapport diffusé récemment par l’ONG Human Rights Watch.
Selon ce document officiel, Kinshasa réfute les allégations selon lesquelles les arrestations ou détentions effectuées par les forces de sécurité congolaises seraient motivées par des considérations politiques ou arbitraires. Les autorités affirment que les procédures engagées par les services de sécurité s’inscrivent dans le respect de la législation nationale.
Le communiqué précise également que plusieurs personnes mentionnées dans le rapport ont été identifiées par les autorités. Certaines auraient déjà été libérées, tandis que d’autres auraient été présentées devant les juridictions compétentes conformément aux procédures judiciaires en vigueur.
Le gouvernement réaffirme par ailleurs son engagement en faveur de l’État de droit et du respect des engagements internationaux en matière de droits humains.
Dans un rapport rendu public le 11 mars, Human Rights Watch a évoqué une série présumée de disparitions forcées à Kinshasa et dans ses environs depuis mars 2025. L’organisation affirme que des forces de sécurité congolaises seraient impliquées dans plusieurs arrestations suivies de détentions tenues secrètes.
Selon cette ONG internationale, au moins 17 cas de personnes portées disparues ou victimes de disparition forcée auraient été documentés au cours de l’année 2025, tout en évoquant d’autres témoignages jugés crédibles.
Face à ces accusations, les autorités congolaises maintiennent leur position et affirment que les procédures menées par les services de sécurité respectent le cadre légal, tout en rejetant toute implication dans des pratiques de disparitions forcées.

Journaliste|PDG du média YOKA INFOS
