
Au moins 40 creuseurs artisanaux ont été tués dans le carré minier de Karhembo, dans le Sud-Kivu, lors d’une attaque attribuée aux rebelles de l’AFC-M23, selon des sources concordantes.
La situation sécuritaire reste préoccupante dans l’est de la République démocratique du Congo après un massacre signalé dans le carré minier de Karhembo, au Sud-Kivu. Selon les informations parvenues à Yoka Infos ce mardi 7 avril 2026, au moins une quarantaine de creuseurs artisanaux ont été tués lors d’une attaque attribuée aux rebelles de l’AFC-M23.
D’après plusieurs sources locales, les victimes seraient des travailleurs artisanaux opérant sur ce site minier. L’attaque aurait également fait plusieurs blessés, tandis que d’autres creuseurs ont fui la zone par crainte de nouvelles violences. Le mobile du drame serait lié à des revendications salariales, les travailleurs ayant exigé le paiement de plusieurs mois d’arriérés.
Pour justifier ces exécutions, les assaillants auraient accusé les victimes d’entretenir des liens avec des groupes d’autodéfense locaux. Une version contestée par des témoins, qui affirment que les personnes visées étaient des civils non armés réclamant simplement leur rémunération.
Depuis ces violences, le site minier de Karhembo et ses environs sont plongés dans une atmosphère de peur. De nombreux creuseurs artisanaux ont quitté la zone, paralysant une partie des activités d’exploitation. Des acteurs de la société civile évoquent également un recrutement de nouveaux civils pour maintenir l’activité minière malgré l’insécurité.
Le bilan exact reste toutefois difficile à établir. Si certaines sources avancent une quarantaine de morts, d’autres évoquent un nombre de victimes moins élevé. Quoi qu’il en soit, ces violences relancent les inquiétudes sur la sécurité des populations civiles dans les zones minières sous contrôle de groupes armés.
Ce drame met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des travailleurs artisanaux et les tensions persistantes autour de l’exploitation des ressources naturelles dans l’est du pays, où l’insécurité continue d’impacter lourdement les communautés locales.

Journaliste|PDG du média YOKA INFOS