Guinée-Bissau : Un coup d’État militaire fait basculer le pays après une présidentielle contestée

Ce mercredi 26 novembre, la Guinée-Bissau a été plongée dans une grave crise politique avec la prise de pouvoir par les forces armées, quelques jours seulement après une élection présidentielle particulièrement disputée.
Selon une déclaration officielle du haut commandement militaire diffusée à la télévision d’État, les militaires ont assumé les pleins pouvoirs de l’État en déposant immédiatement le président Umaro Sissoco Embaló. Ils ont annoncé la suspension de toutes les institutions républicaines, l’arrêt du processus électoral en cours, la fermeture des frontières ainsi que la suspension des activités des médias jusqu’à nouvel ordre.
Ces événements font suite à des tirs signalés près du palais présidentiel à Bissau, où des soldats lourdement armés ont rapidement mis en place des points de contrôle, coupant l’accès aux routes menant au siège du pouvoir. À l’heure actuelle, le président Embaló reste introuvable, et la situation demeure très tendue.
Les élections présidentielles et législatives, qui se sont déroulées début novembre, sont à l’origine de cette instabilité. Alors que les résultats officiels ne sont pas encore publiés, le président sortant et son principal rival Fernando Dias da Costa revendiquent chacun la victoire, plongeant le pays dans une profonde incertitude politique.
Ce coup d’État militaire vient ainsi rompre le fragile équilibre d’un pays déjà marqué par une instabilité chronique, et pose de lourdes questions sur l’avenir démocratique de la Guinée-Bissau.
Abdoul ULAFIA

