Affaire Yav : la demande de liberté provisoire entre les mains de la Haute Cour militaire

Jugé pour haute trahison, le lieutenant-général Philémon Yav espère une remise en liberté en attendant la suite de la procédure.
À Kinshasa, ce mardi 6 janvier 2026, le procès du lieutenant-général Philémon Yav, ex-commandant de la 3ᵉ Zone de défense et ancien chef des opérations militaires au Nord-Kivu, a connu un tournant notable ce mardi. La défense de l’officier supérieur a sollicité sa mise en liberté provisoire lors d’une nouvelle audience devant la Haute Cour militaire.
Les avocats du prévenu ont présenté un mémoire unique en faveur de cette demande, plaidant des garanties de représentation et une présomption d’innocence à respecter. Après avoir écouté les arguments de toutes les parties, la Haute Cour a clos les débats sur ce point précis.
« La Cour prend en délibéré le mémoire déposé par la défense. L’arrêt avant dire droit sera rendu dans le délai légal, soit le 20 janvier 2026 », a déclaré le président de la Haute Cour militaire, le lieutenant-général magistrat Joseph Mutombo Katalayi Tiende.
Pour rappel, le général Yav est poursuivi pour des faits graves, trahison et incitation de militaires à la désobéissance. Des charges qu’il rejette catégoriquement.
Cette étape procédurale est cruciale, l’issue de la demande de liberté pourrait influencer la suite du procès, aussi bien sur le plan juridique que symbolique, dans un contexte où discipline et loyauté au sein de l’armée sont plus que jamais scrutées.

Journaliste|PDG du média YOKA INFOS
