Kisangani : l’ONG Ukumbusho dénonce la lenteur judiciaire dans le dossier Chançard Bolukola

À Kisangani, l’ONG Ukumbusho s’inquiète des retards dans le traitement judiciaire du dossier de Chançard Bolukola, détenu depuis juillet 2025 pour des faits présumés de malversation liés au FRIVAO.
Dans un communiqué de presse publié ce lundi 26 janvier 2026, dont une copie est parvenue à la rédaction de Yoka Infos, l’Organisation non gouvernementale Ukumbusho exprime sa préoccupation concernant la procédure judiciaire impliquant Chançard Bolukola, ancien coordonnateur intérimaire du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO).
Nommé à ce poste en août 2024, Chançard Bolukola est détenu depuis le 25 juillet 2025 dans le cadre d’une enquête portant sur la gestion des fonds destinés à l’indemnisation des victimes des exactions commises dans l’Est de la RDC entre 1998 et 2003.
Selon l’ONG, l’intéressé a été entendu à plusieurs reprises par différentes instances étatiques, dont l’Inspection générale des finances, le Parquet général près la Cour de cassation, la Cour d’appel de la Gombe, ainsi que des services spécialisés. Malgré ces auditions et plus de six mois de détention, le dossier n’a pas encore été porté devant la justice pour jugement, en raison de renvois jugés complexes.
Ukumbusho souligne que cette situation remet en cause les principes de célérité, du délai raisonnable et du droit à un procès équitable, garantis par la Constitution congolaise et par les instruments internationaux relatifs aux droits humains.
Tout en rappelant que les faits reprochés doivent être examinés par la justice, l’ONG insiste sur le respect des droits fondamentaux de toute personne poursuivie, quel que soit le contexte.
Ce dossier relance le débat sur l’efficacité du système judiciaire en RDC et sur le respect des garanties légales dans le traitement des affaires sensibles, au cœur des enjeux de gouvernance et d’État de droit.
Serge SINDANI

