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Manono : Calme rétabli après les émeutes en réponse à l’assassinat d’un motocycliste par un militaire

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Le calme est revenu dans la ville de Manono, province du Tanganyika, après une journée de tensions suite à la mort d’un motocycliste, tué par un militaire des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dimanche 11 janvier 2026. Les émeutes, menées par des motocyclistes en colère, ont secoué la ville avant d’être maîtrisées.

La manifestation a éclaté après qu’un motocycliste ait été abattu lors d’une dispute sur le prix du transport. Selon des informations locales, l’incident s’est produit à Kanteba, à environ 7 kilomètres de Manono. Le militaire, qui avait pris le motard en charge pour un trajet depuis Ngoya (à 35 km de Lubumbashi), a tué ce dernier à bout portant après une altercation sur le tarif.

Des témoins ont rapporté que la situation a dégénéré lorsque le militaire a refusé de s’arrêter à Manono, voulant poursuivre jusqu’à Kalemie, située à une dizaine de kilomètres. La dispute sur le prix du transport a rapidement tourné au tragique. Après le meurtre, le militaire a pris la moto du défunt et a pris la fuite, tandis que les autorités locales ont intensifié la recherche pour le retrouver.

Les motocyclistes en colère ont envahi les rues de Manono le lendemain, protestant vigoureusement contre cet assassinat. Certains, à moto, d’autres à pied, ont parcouru la ville, s’attaquant au marché de Majengo, caillassant le bureau du territoire et incendiant une moto appartenant à un colonel, dont le chauffeur militaire est l’auteur présumé du meurtre.

Cyprien Kitanga, administrateur du territoire, a confirmé que cet incident faisait partie d’une série de violences similaires contre des motocyclistes dans la région. En trois ans, trois cas de meurtres de motocyclistes par des militaires ont été enregistrés.

Le calme a été rétabli grâce à l’intervention des forces de sécurité et des autorités locales. Le militaire impliqué reste en fuite, et une chasse à l’homme a été lancée afin qu’il réponde de ses actes. Bien même qu’un calme se fasse paraître, le climat reste toujours tendu à Manono, avec une vigilance accrue sur la sécurité publique.

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