Tshopo : 40 femmes d’Isangi mobilisées par Enabel dans la lutte contre les violences faites aux femmes

Dans le cadre des 16 jours d’activisme, Enabel a lancé à Isangi une série d’initiatives visant à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre et à promouvoir l’égalité en milieu professionnel.
Quarante femmes issues des secteurs de l’éducation, de la santé et de l’administration territoriale ont participé à un atelier animé par le projet Lutte contre les Violences Sexuelles et l’Impunité (LVSI). Pendant plusieurs journées d’échanges, elles ont exploré les différentes formes de violences basées sur le genre, les mécanismes existants pour signaler et prendre en charge les cas, ainsi que les défis croissants posés par le cyberharcèlement dans les espaces numériques et professionnels.
Elles ont également revisité les principaux cadres légaux garantissant les droits des femmes en RDC, un rappel essentiel pour mieux comprendre les recours possibles et les limites des dispositifs actuels.

Cet atelier n’avait pas pour seul objectif de transmettre des connaissances ; il visait aussi à renforcer la confiance et la capacité d’action des participantes. Les discussions ont mis en lumière la nécessité d’améliorer la prévention au sein des institutions, de promouvoir des politiques internes réellement égalitaires, de sanctionner plus fermement les auteurs de cyberharcèlement et de faciliter l’accès des femmes, souvent démunies, aux services d’information et d’assistance juridique.
Ces réflexions serviront de base à une note de plaidoyer qui sera présentée aux autorités locales ce mardi 9 décembre, dans l’espoir d’influencer les pratiques institutionnelles et de susciter des engagements concrets.

Pour Enabel, cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus large, celle de renforcer les capacités locales pour bâtir une société où les violences ne sont plus tolérées et où les femmes trouvent enfin un espace de travail sûr et respectueux.
Pour les participantes, cette formation marque bien plus qu’un apprentissage, c’est un premier pas vers une prise de parole plus affirmée et une mobilisation collective pour transformer leur quotidien et celui de leurs communautés.
Abdoul ULAFIA

Journaliste|PDG du média YOKA INFOS
