Tshopo : Le RJELVG clôture les 16 jours d’activisme en alertant sur la violence numérique

Au site Sainte Marthe, le RJELVG a sensibilisé déplacés et élèves sur les risques croissants de la violence numérique ce mardi 9 décembre.
Ce mardi 9 décembre, le Réseau des Juristes Engagés dans la Lutte contre les Violences Basées sur le Genre (RJELVG) a clôturé sa campagne des 16 jours d’activisme au site des déplacés de Sainte Marthe, dans la commune de Lubanga. Aux côtés du FONAREV, l’organisation a sensibilisé les victimes du conflit Mbole–Lengola ainsi que les élèves de l’école voisine, avec un accent particulier sur la montée de la violence numérique.
À l’issue de l’activité, la coordonnatrice du RJELVG, Me Rachel Kabamba Songombe, s’est dite satisfaite du déroulement de la campagne.


« Nous sentons que nous avons rempli notre mission, sensibiliser, former la population et l’encourager à dénoncer les violences. », a-t-elle déclaré.
Le choix du site Sainte Marthe s’explique, selon elle, par le contact quotidien avec les victimes :
« Nous recevons leurs plaintes chaque jour. Nous savons qu’elles ont besoin d’une sensibilisation régulière sur les violences sexuelles et les autres formes de VBG. »
Cette année, la violence numérique s’est imposée comme une priorité, en raison de l’exposition croissante des jeunes aux risques liés aux réseaux sociaux et aux téléphones.


« La nouvelle technologie emballe la jeunesse et elle en devient facilement victime. Lorsqu’une image est publiée sans consentement, cela peut bouleverser la vie d’un jeune. », a alerté Me Rachel, exhortant les élèves à la vigilance.
Le RJELVG a rappelé que le droit demeure un outil central dans la lutte contre les violences.
« La loi est l’outil essentiel pour combattre les VBG. », a expliqué la coordonnatrice, précisant que l’équipe avait présenté aux bénéficiaires les textes clés, dont la loi sur les violences sexuelles et les dispositions pertinentes du Code pénal.
Pour maintenir un soutien continu, les juristes ont partagé leurs contacts.
« Si une victime n’a pas de moyens, elle peut nous appeler et nous allons l’aider gratuitement. », a assuré Me Rachel.
Le RJELVG affirme rester disponible pour accompagner les victimes tant sur le plan psychosocial que judiciaire, grâce aux psychologues et avocats engagés dans le réseau.
La clôture de cette campagne ouvre ainsi de nouvelles perspectives d’action dans un contexte où les violences numériques s’ajoutent aux vulnérabilités déjà présentes chez les déplacés.

Journaliste|PDG du média YOKA INFOS
