Kisangani : Santé reproductive des adolescents, GRAPFF et ses partenaires appellent à l’action en Tshopo

À Kisangani, une rencontre stratégique a réuni autorités locales, jeunes et acteurs du secteur sanitaire pour renforcer l’application des engagements régionaux sur la santé sexuelle et reproductive.
Ce jeudi 27 novembre, le Groupe de Réflexion et d’Action pour la Promotion des Droits de la Femme et de la Fille (GRAPFF) a organisé, dans la salle du restaurant La Fourchette, une session de plaidoyer destinée à sensibiliser et mobiliser les autorités politico-administratives ainsi que les structures de jeunesse autour des engagements pris par les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AOC) en matière de santé sexuelle et reproductive des adolescents.
Appuyée par Marie Stopes RDC et financée par UK International Développement, cette initiative visait à transformer les recommandations régionales en actions concrètes au niveau local. Selon Albertine Likoke Likula, coordonnatrice de GRAPFF, l’objectif est de faire en sorte que ces engagements ne restent pas de simples déclarations :

« Il ne suffit pas d’organiser des sessions ou des expositions. Il faut maintenant que chaque autorité et structure qui accompagne les jeunes s’engage à mettre en œuvre ces mesures dans la vie réelle. », a-t-elle expliqué.
Elle a insisté sur le rôle des participants en tant que relais dans leurs communautés :
« Vous n’êtes pas ici pour vous-mêmes. Tout ce que vous apprenez doit être transmis à ceux que vous représentez, afin de toucher le maximum de jeunes et de changer progressivement les mentalités. »
Les thèmes abordés incluaient la lutte contre les grossesses et mariages précoces, la prévention du VIH et des IST, l’accès équitable à l’éducation, une éducation sexuelle complète et la garantie d’un financement stable pour la planification familiale.
Le Dr Daniel Pululu, assistant technique à la Coordination provinciale du Programme National de Santé de la Reproduction (PNSR/Tshopo), a présenté les principaux défis rencontrés par les adolescents dans la province et au-delà, un faible niveau de connaissances en santé reproductive, une exposition aux infections et aux substances psychoactives, et une vulnérabilité accrue face aux risques sanitaires et sociaux.

« Les jeunes de la région font face aux mêmes difficultés que leurs pairs dans toute l’Afrique de l’Ouest et du Centre. L’engagement régional vise à les soutenir pour qu’ils grandissent en bonne santé et bien informés. », a-t-il souligné.
Pour sa part, Sr Thérèse-Marie Mokaria, médecin coordonnatrice provinciale du PNSR/Tshopo, a rappelé l’importance de l’action collective et de la responsabilité citoyenne :

« Recevoir ces messages, c’est aussi devenir un agent de transformation sociale. Diffusez-les au sein de vos associations et communautés pour informer, éduquer et modifier les comportements. », a-t-elle exhorté.
La séance s’est conclue sur une note positive, les participants réaffirmant leur détermination à appliquer les recommandations et à poursuivre la sensibilisation dans leurs territoires respectifs. Mme Likoke a conclu avec optimisme :
« La Tshopo compte des acteurs engagés et motivés. Pas à pas, nous faisons avancer la cause, et il est essentiel de continuer à mettre en pratique les conseils reçus. »
Cette session marque ainsi un tournant dans la province, les autorités locales, les jeunes et les organisations de femmes s’engagent à concrétiser les engagements de l’AOC, afin que la santé, l’éducation et l’épanouissement des adolescents deviennent une réalité tangible.




Abdoul ULAFIA

