Sud-Kivu : Huit civils tués à Katana, les FARDC dénoncent une nouvelle attaque du M23/RDF

Huit personnes ont trouvé la mort dans la nuit du 23 au 24 novembre à Katana. L’armée congolaise accuse le M23 et les Forces rwandaises (RDF) d’avoir mené cette offensive, en plein contexte de violation des accords de Doha et de Washington.
Huit civils ont été massacrés dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 novembre 2025 à Katana, localité située dans le groupement Irhambi-Katana, territoire de Kalehe au Sud-Kivu. Dans un communiqué rendu public ce lundi, l’état-major des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) attribue cette attaque au M23 soutenu, selon lui, par l’armée rwandaise.
L’armée congolaise décrit cet assaut comme un nouvel épisode d’une série d’exactions visant les populations de l’Est du pays. Elle souligne que ces violences, en constante multiplication, constituent également des violations répétées du cessez-le-feu inscrit dans les accords de Doha et de Washington, conclus sous la médiation des États-Unis et du Qatar.
Dans son message, l’état-major des FARDC accuse Kigali de maintenir un soutien opérationnel aux offensives du M23. Le mouvement rebelle, déjà actif au Nord-Kivu, étendrait désormais ses attaques au Sud-Kivu, ciblant aussi bien des positions militaires que des zones habitées. Cette évolution du conflit accentue une situation humanitaire déjà alarmante, marquée par des déplacements massifs et une insécurité permanente.
Tout en assurant continuer à défendre l’intégrité du territoire national, les FARDC expriment leur compassion envers les familles touchées par la tragédie de Katana et réaffirment leur engagement à protéger les civils exposés aux hostilités.
Le gouvernement congolais, de son côté, appelle les partenaires internationaux et les garants des accords de paix à constater cette nouvelle violation et à prendre position. Kinshasa évoque une stratégie d’escalade qui met directement en péril les efforts diplomatiques en cours.
Ce massacre rappelle une fois de plus la fragilité de la sécurité dans l’Est de la RDC, où les populations restent quotidiennement confrontées aux conséquences d’un conflit régional complexe et persistant.

Journaliste|PDG du média YOKA INFOS
