

La recherche de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo doit s’appuyer également sur la justice et la lutte contre l’impunité, selon le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali. Il l’a rappelé lors d’un échange à Kinshasa avec le Groupe d’experts des Nations unies chargé d’appuyer le Comité des sanctions du Conseil de sécurité concernant la RDC.
Les discussions ont notamment porté sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays, où les violences continuent d’affecter les populations civiles. Le ministre a insisté sur la nécessité d’établir les responsabilités dans les violations commises et de permettre aux victimes d’accéder à la justice.
Pour Guillaume Ngefa, les auteurs de violations doivent répondre de leurs actes, dans le respect des procédures judiciaires congolaises et du droit international. Cette approche place la justice parmi les éléments devant accompagner les efforts sécuritaires et diplomatiques engagés pour parvenir à une paix durable.
Le ministre a également accordé une attention particulière à la protection des personnes vulnérables, notamment les enfants touchés par les conflits. Leur situation constitue un enjeu important dans les zones affectées par les violences, où les déplacements et l’insécurité exposent les populations à de multiples risques.
Cette position intervient alors que le Groupe d’experts de l’ONU poursuit ses travaux de documentation sur la situation dans l’Est de la RDC. Le groupe appuie le Comité des sanctions du Conseil de sécurité, notamment dans le suivi du régime de sanctions et l’examen des groupes armés ainsi que de leurs réseaux de soutien et de financement.
Kinshasa entend ainsi maintenir sa coopération avec les mécanismes des Nations unies chargés de documenter les violations et de contribuer à l’établissement des responsabilités. Cette coopération doit toutefois se poursuivre dans le respect du cadre légal congolais et des exigences de confidentialité rappelées par le ministère.
Le plaidoyer en faveur de la justice s’inscrit par ailleurs dans une série d’initiatives récentes des autorités congolaises visant à renforcer l’accès des victimes à la justice et à lutter contre l’impunité. Le gouvernement a notamment engagé, avec la France, un projet destiné à faciliter l’accès à la justice et le droit à réparation pour les victimes de violences sexuelles liées aux conflits.
Pour le ministère de la Justice, l’enjeu est donc de faire de la réponse judiciaire un complément aux efforts visant à restaurer la sécurité dans l’Est. L’établissement des responsabilités, la protection des victimes et le respect des procédures légales restent ainsi présentés comme des éléments nécessaires dans la construction d’une paix durable en RDC.
Source : YOKA INFOS

Correspondant de YOKA INFOS à Bunia
Delphin ANECO est correspondant de YOKA INFOS à Bunia. Il couvre l’actualité politique, sécuritaire, économique et sociale en République démocratique du Congo, avec une attention particulière portée aux enjeux de la province de l’Ituri.

