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16 juillet 2026
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Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a fait près de dix morts parmi les civils dans la soirée du mercredi 15 juillet 2026 à Mangina, en territoire de Beni, au Nord-Kivu. Plusieurs personnes ont également été blessées, tandis que des habitations et des biens ont été incendiés, selon un bilan encore provisoire communiqué par les autorités locales.

La cité de Mangina, dans le territoire de Beni, a une nouvelle fois été endeuillée par une attaque armée attribuée aux ADF. L’incursion, survenue dans la soirée du mercredi 15 juillet, a provoqué la mort de près de dix civils, selon un bilan provisoire, et semé la panique au sein de la population.

D’après les premières informations recueillies auprès de sources locales, les assaillants ont lancé leur offensive dans le quartier Kalunga, où plusieurs personnes ont été prises pour cible. Au moins quatre civils y ont perdu la vie et six autres ont été blessés. Les assaillants auraient également incendié plusieurs habitations ainsi que des motos avant de poursuivre leur progression vers d’autres quartiers.

Vers 19 heures, les violences se sont étendues aux quartiers Makulu et Malipizo, à l’ouest de la cité. Les équipes locales poursuivent les opérations d’évaluation afin d’établir le nombre exact de victimes et de mesurer l’ampleur des dégâts matériels. Les autorités n’excluent pas que le bilan s’alourdisse.

Contacté dans la matinée de ce jeudi 16 juillet, le bourgmestre de Mangina, Kambale Kikuku Nicolas, a confirmé un bilan provisoire d’environ dix civils tués. Il a indiqué que les services compétents poursuivent les vérifications pour identifier les victimes et documenter les destructions causées par cette attaque.

Cette nouvelle incursion a provoqué un important mouvement de panique. De nombreuses familles ont quitté leurs habitations durant la nuit pour trouver refuge dans des zones jugées plus sûres, craignant une nouvelle attaque. Ces déplacements viennent s’ajouter à une situation humanitaire déjà préoccupante dans cette partie du Nord-Kivu.

Depuis plusieurs années, le territoire de Beni reste confronté à des attaques récurrentes attribuées aux ADF, malgré les opérations militaires menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo et leurs partenaires. Ces violences continuent d’avoir de lourdes conséquences sur la sécurité des populations civiles et le développement socio-économique de la région.

Face à cette recrudescence des attaques, les habitants appellent les autorités congolaises à renforcer les dispositifs de sécurité afin d’assurer une meilleure protection des civils et de prévenir de nouvelles incursions armées.

En attendant un bilan officiel consolidé et les conclusions des enquêtes, cette nouvelle tragédie rappelle la fragilité de la situation sécuritaire dans le territoire de Beni. Les populations locales espèrent des réponses concrètes pour mettre fin aux violences qui continuent de faire de nombreuses victimes dans cette région de l’est de la République démocratique du Congo.

Par : Delphin ANECO

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