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10 juillet 2026
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Neuf anciens otages, dont une femme, ont réussi à s’échapper des mains des combattants des ADF après plus d’une année de captivité dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Mais ce soulagement a été de courte durée, puisqu’une nouvelle attaque attribuée au même groupe armé a conduit à l’enlèvement de plus de cinq civils, ce jeudi 9 juillet 2026, ravivant les inquiétudes des populations.

Une lueur d’espoir a laissé place à une nouvelle vague d’angoisse dans le secteur de Beni-Mbau. Alors que neuf ex-otages sont parvenus à recouvrer la liberté après de longs mois passés en captivité, les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ont de nouveau frappé en enlevant plusieurs civils dans les villages de Lese et Makembi.

Selon des sources locales, les neuf rescapés ont été retrouvés dans la localité de Makembi, à l’est d’Eringeti. Ils avaient été enlevés il y a plus d’un an alors qu’ils travaillaient dans leurs champs à Samboko-Litumbe, une zone régulièrement ciblée par les incursions des ADF.

Les autorités locales ont confirmé leur retour et indiqué que les recherches se poursuivent afin de retrouver d’autres personnes toujours retenues en captivité. Plusieurs familles restent en effet sans nouvelles de leurs proches disparus lors de précédentes attaques menées par ce groupe armé.

Cependant, cette bonne nouvelle a été rapidement assombrie par une nouvelle incursion attribuée aux ADF. Plus de cinq civils ont été kidnappés au cours de cette attaque survenue le même jour dans les villages de Lese et Makembi. Les circonstances exactes de ces enlèvements n’étaient pas encore établies au moment de la rédaction de cet article.

Cette nouvelle attaque a provoqué une vive psychose dans plusieurs agglomérations de Beni-Mbau. Craignant d’être pris pour cible, de nombreux habitants limitent désormais leurs déplacements, notamment vers les champs, qui constituent pourtant leur principale source de revenus et de subsistance.

Face à cette recrudescence des enlèvements, les populations locales appellent les autorités militaires et administratives à renforcer le dispositif sécuritaire dans cette partie du territoire de Beni. Elles estiment qu’une présence plus importante des forces de défense est indispensable pour protéger les civils, sécuriser les zones agricoles et mettre un terme aux incursions répétées des ADF.

Malgré la libération de ces neuf anciens captifs, la persistance des attaques rappelle que la situation sécuritaire demeure extrêmement fragile dans le territoire de Beni. Pour les habitants, l’urgence reste de restaurer un climat de sécurité durable afin de permettre aux populations de reprendre leurs activités sans vivre sous la menace permanente des groupes armés.

Par : Delphin ANECO

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