
Dans un communiqué publié le 29 mai 2026, le président national de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), Vital Kamerhe, a pris position dans le débat sur la révision ou le changement de la Constitution en République démocratique du Congo. Le leader politique estime qu’une adaptation de la loi fondamentale est devenue nécessaire pour répondre aux défis actuels du pays.
Vital Kamerhe est sorti de sa réserve sur l’une des questions les plus débattues de la scène politique congolaise : la révision ou le changement de la Constitution. Dans un communiqué officiel rendu public à Kinshasa le 29 mai 2026, le président national de l’UNC et membre du présidium de l’Union Sacrée de la Nation a exposé sa vision sur ce dossier qui continue d’alimenter les discussions au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
Dès l’entame de son message, le leader de l’UNC a justifié son silence observé jusqu’à présent sur cette question. Selon lui, cette attitude relevait davantage d’une démarche de réflexion et de responsabilité politique que d’un manque de positionnement.
« Le silence d’un dirigeant n’est pas une absence de conviction, c’est le temps de la réflexion, de la sagesse et de la haute responsabilité », a-t-il déclaré.
Pour Vital Kamerhe, toute réforme institutionnelle doit être guidée avant tout par l’intérêt supérieur de la Nation. Il estime que les débats autour de la Constitution ne devraient pas être abordés sous un angle partisan, mais dans une perspective de consolidation de l’État et d’amélioration de la gouvernance.

Le président de l’UNC soutient par ailleurs que la Constitution actuelle a été conçue dans un contexte particulier de transition et de sortie de conflit. À ses yeux, l’évolution du pays et les nouveaux défis auxquels il est confronté justifient une réflexion approfondie sur l’adaptation du cadre institutionnel.
« Aujourd’hui, l’adaptation de notre loi fondamentale n’est pas une simple option politique ; elle s’impose à nous comme une nécessité historique incontournable », affirme-t-il dans le communiqué.
Cette prise de position intervient alors que les discussions sur une éventuelle réforme constitutionnelle suscitent des réactions diverses au sein de la classe politique congolaise. Certains acteurs y voient une opportunité de renforcer les institutions, tandis que d’autres appellent à la prudence et au respect du cadre constitutionnel actuel.
Dans son message, Vital Kamerhe a également insisté sur la nécessité de préserver la cohésion nationale autour des objectifs de développement portés par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il considère que les réformes envisagées devraient contribuer à la mise en place d’institutions plus stables, plus efficaces et davantage en phase avec les réalités du pays.
L’UNC réaffirme son attachement à l’État de droit et invite les forces politiques et sociales à aborder ce débat avec responsabilité, sérénité et patriotisme. À travers cette déclaration, Vital Kamerhe entend ainsi participer à une réflexion qu’il juge déterminante pour l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo.

Juriste | Journaliste | Entrepreneur | Fondateur de YOKA INFOS