
Le député provincial Héritier Likaka Balombo appelle les autorités nationales à davantage de transparence autour des activités liées au marché carbone et à la tour à flux installée dans la Réserve de biosphère de Yangambi, dans la province de la Tshopo.
La question du carbone et des projets environnementaux menés dans la Réserve de biosphère de Yangambi continue de susciter des interrogations dans la province de la Tshopo.
Au cours de ses échanges autour des enjeux environnementaux dans cette partie du pays, le député provincial Héritier Likaka Balombo a évoqué la problématique du marché carbone ainsi que le fonctionnement de la tour à flux installée à Yangambi.
Selon l’élu provincial, plusieurs habitants de la région ne disposent pas d’informations suffisantes sur les objectifs réels de cet équipement scientifique ni sur les retombées potentielles des projets carbone pour les communautés locales.
La tour à flux, érigée dans la zone de Yangambi, est notamment utilisée pour mesurer les échanges de carbone entre la forêt et l’atmosphère dans le cadre des recherches climatiques et environnementales.
Ces données scientifiques jouent un rôle important dans les études sur le changement climatique ainsi que dans les mécanismes liés au marché international du carbone.
À travers cette démarche, Héritier Likaka plaide pour une meilleure sensibilisation des populations locales sur les enjeux environnementaux, économiques et scientifiques liés à l’exploitation des données carbone dans la région de Yangambi.
Le député provincial estime également que les communautés locales devraient être davantage associées aux discussions concernant les projets environnementaux développés autour de la réserve forestière.
Cette question intervient dans un contexte où la RDC cherche à renforcer son positionnement dans les initiatives internationales liées à la protection des forêts tropicales et à l’économie verte.
Considérée comme l’un des principaux centres de recherche forestière du bassin du Congo, Yangambi attire depuis plusieurs années l’attention de plusieurs partenaires scientifiques et environnementaux impliqués dans les programmes climatiques internationaux.
