
De nouveaux affrontements ont opposé dimanche les combattants Wazalendo aux rebelles de l’AFC/M23 dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, provoquant une nouvelle vague d’inquiétude parmi les populations civiles.
La situation sécuritaire demeure tendue dans le territoire de Masisi où des combats ont éclaté entre les groupes d’autodéfense Wazalendo et les rebelles de l’AFC/M23 dans la localité de Malemo.
Selon des sources locales, les affrontements ont débuté tôt dans la journée de dimanche 25 mai 2026 avec des échanges de tirs signalés dans plusieurs positions situées autour de cette zone du Nord-Kivu.
Des habitants contactés sur place rapportent une forte psychose au sein de la population civile, plusieurs familles ayant fui leurs habitations par crainte d’être prises au piège des combats.
Les activités socioéconomiques sont également restées paralysées dans certaines localités affectées par cette nouvelle flambée de violences.
Jusqu’à présent, aucun bilan officiel n’a été communiqué concernant d’éventuelles pertes humaines ou des dégâts matériels enregistrés après ces affrontements.
Des sources sécuritaires indiquent toutefois que les combats se poursuivaient encore dans certains secteurs au moment de la rédaction de cet article.
Cette nouvelle confrontation intervient dans un contexte sécuritaire déjà fragile dans les territoires de Masisi, Rutshuru et Walikale, régulièrement marqués par des affrontements entre groupes armés et mouvements rebelles.
Depuis plusieurs mois, les combats entre les Wazalendo et les rebelles de l’AFC/M23 provoquent des déplacements massifs de populations civiles dans plusieurs zones du Nord-Kivu, aggravant davantage la crise humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo.
Face à cette situation, plusieurs acteurs locaux continuent d’appeler au renforcement des efforts sécuritaires afin de protéger les populations civiles exposées aux violences armées.
