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21 mai 2026
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La résurgence de l’épidémie d’Ebola dans la province de l’Ituri continue de mettre sous forte pression les structures sanitaires, désormais confrontées à une saturation inquiétante des capacités de prise en charge.

La situation sanitaire devient de plus en plus préoccupante dans l’est de la République démocratique du Congo, où l’épidémie d’Ebola causée par la souche Bundibugyo poursuit sa progression. Médecins Sans Frontières (MSF) alerte sur une saturation des centres de santé dans plusieurs zones affectées de l’Ituri.

Selon Florent Uzzeni, responsable adjoint des urgences pour MSF Suisse, les capacités d’isolement sont actuellement dépassées aussi bien à Bunia qu’à Mungwalu, deux des principaux foyers touchés par l’épidémie.

À Bunia, les structures sanitaires, notamment l’hôpital général de Rwampara, les centres de santé et plusieurs cliniques privées, ne disposent presque plus de places pour accueillir de nouveaux cas suspects. À Mungwalu, plusieurs patients restent également hospitalisés dans un contexte de forte pression médicale.

MSF redoute que cette saturation favorise une propagation communautaire du virus, certains malades suspects étant contraints de rester dans leurs familles faute d’espace disponible dans les centres de traitement.

L’organisation humanitaire appelle ainsi au renforcement urgent des capacités de prise en charge et à l’ouverture de nouveaux centres spécialisés afin de contenir rapidement la maladie.

Par ailleurs, les difficultés logistiques liées au dépistage ralentissent encore la riposte. Les analyses des prélèvements effectués dans certaines zones prennent plusieurs jours avant d’être confirmées, compliquant davantage la gestion des cas suspects.

L’inquiétude reste également élevée dans la localité de Fataki, où un cas suspect a déjà été signalé dans un camp de déplacés regroupant des milliers de personnes.

Face à cette situation, MSF insiste sur la nécessité d’une réponse sanitaire renforcée tout en rappelant que les populations de l’Ituri continuent aussi de faire face à d’autres urgences humanitaires, notamment le manque d’eau potable, les besoins en soins maternels et la lutte contre le paludisme.

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