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19 mai 2026
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Le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege a dénoncé toute tentative de révision constitutionnelle en République démocratique du Congo, estimant qu’un tel débat menace les acquis démocratiques du pays dans un contexte déjà marqué par la guerre et l’instabilité.

Dans une déclaration publiée dimanche 17 mai 2026, Denis Mukwege a exprimé son opposition à une éventuelle modification de la Constitution susceptible de permettre un troisième mandat présidentiel en RDC.

Le médecin congolais et défenseur des droits humains affirme que toute initiative visant à toucher aux dispositions relatives au mandat présidentiel constituerait un danger pour la démocratie congolaise.

Selon lui, le pays traverse déjà une situation sécuritaire préoccupante dans l’Est, marquée par les violences armées et l’activisme de l’AFC/M23, rendant inopportun tout débat autour d’une réforme constitutionnelle.

Dans son message relayé sur les réseaux sociaux, le Prix Nobel de la paix évoque le risque d’une « dérive autoritaire » et appelle au respect strict de la Constitution actuellement en vigueur.

Denis Mukwege rappelle notamment que l’article 220 de la Constitution interdit toute révision portant sur le nombre et la durée des mandats du président de la République.

Il cite également l’article 219, qui exclut toute révision constitutionnelle pendant l’état de guerre, l’état d’urgence ou l’état de siège.

Le gynécologue estime que les priorités nationales devraient plutôt être orientées vers le rétablissement de la sécurité, la restauration de l’autorité de l’État ainsi que la protection des populations affectées par les conflits armés.

À travers cette déclaration, Denis Mukwege appelle également les Congolais à défendre les principes démocratiques et à préserver les acquis institutionnels obtenus après plusieurs crises politiques traversées par le pays.

Cette sortie intervient alors que plusieurs débats politiques émergent depuis plusieurs mois autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, même si aucune procédure officielle n’a encore été engagée par les institutions compétentes.

Abdoul ULAFIA

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