
Les déclarations de Martin Fayulu sur son rôle présumé dans la relance de l’UDPS provoquent une vive polémique au sein de la classe politique congolaise. Le secrétaire général du parti présidentiel, Augustin Kabuya, rejette catégoriquement ces affirmations et accuse l’opposant de manipulation politique.
Une nouvelle tension politique oppose désormais Martin Fayulu à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi), après des propos du leader de l’ECIDé revendiquant avoir contribué à la relance du parti d’Étienne Tshisekedi au début des années 2010.
Lors d’une récente intervention médiatique, Martin Fayulu a affirmé que l’UDPS traversait une période d’effacement politique après les élections de 2006. Selon lui, il aurait personnellement rencontré Étienne Tshisekedi afin de l’encourager à réorganiser le parti et à reprendre une activité politique plus visible sur la scène nationale.
Ces déclarations ont rapidement suscité la réaction du secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, qui accuse le président de l’ECIDé de vouloir réécrire l’histoire politique du pays. Pour le cadre du parti présidentiel, l’UDPS n’a jamais cessé d’exister politiquement malgré le boycott électoral de 2006.
Augustin Kabuya soutient que Martin Fayulu s’était rapproché de l’UDPS dans un contexte purement stratégique, notamment lors des enjeux politiques autour de l’élection du gouverneur de Kinshasa. Il estime que l’opposant cherchait avant tout à renforcer sa visibilité politique à travers l’image du parti d’Étienne Tshisekedi.
Le secrétaire général de l’UDPS est également revenu sur plusieurs épisodes ayant marqué les relations entre Martin Fayulu et le parti présidentiel, notamment les divergences observées après les élections de 2011 ainsi que durant les discussions politiques de Genval en 2016.
Dans ses propos, Augustin Kabuya accuse Martin Fayulu de diffuser des contrevérités et de manquer de respect à l’histoire de l’UDPS ainsi qu’à la mémoire d’Étienne Tshisekedi. Il affirme que le parti présidentiel demeure une force politique majeure construite à travers plusieurs décennies de lutte.
Cette nouvelle passe d’armes intervient dans un contexte politique déjà tendu en RDC, marqué notamment par les débats autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle et par les défis sécuritaires persistants dans l’Est du pays.
Alors que les relations entre opposition et pouvoir restent fragiles, cette polémique relance les rivalités historiques entre plusieurs figures de l’opposition congolaise à l’approche des prochains grands enjeux politiques nationaux.

Juriste | Journaliste | Entrepreneur | Fondateur de YOKA INFOS