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7 mai 2026
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Le président Félix Tshisekedi a réagi aux sanctions américaines visant Joseph Kabila, regrettant l’évolution politique de son prédécesseur qu’il accuse d’avoir compromis l’héritage de la première alternance pacifique en RDC.

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a vivement réagi mercredi 6 mai 2026 à Kinshasa aux sanctions américaines prises contre son prédécesseur, Joseph Kabila.

S’exprimant lors d’un point de presse, le chef de l’État a affirmé regretter profondément la situation actuelle de l’ancien président, tout en estimant que les actes qui lui sont reprochés ont contribué à ternir l’image de la première alternance pacifique et démocratique intervenue en République démocratique du Congo.

Selon Félix Tshisekedi, cette alternance représentait un moment historique pour le pays et devait servir d’exemple de stabilité démocratique sur le continent africain. Il a cependant accusé Joseph Kabila d’avoir pris une direction contraire à cet héritage.

« Les générations futures retiendront que celui qui a été un acteur clé de cette alternance pacifique et démocratique est aussi devenu le fossoyeur de cette belle œuvre », a déclaré le président congolais.

Félix Tshisekedi a également soutenu que les autorités congolaises disposaient depuis plusieurs années d’informations faisant état d’activités visant à déstabiliser les institutions et à empêcher la tenue des élections générales de 2023.

Le chef de l’État a rappelé que le refus du Front Commun pour le Congo de participer au processus électoral avait déjà suscité des inquiétudes au sein du pouvoir. D’après lui, l’objectif poursuivi était de provoquer un dialogue politique sous pression sécuritaire et institutionnelle.

Concernant les sanctions américaines, Félix Tshisekedi a estimé qu’elles résultent probablement des mêmes constats faits par les autorités congolaises depuis plusieurs mois. Il a également défendu l’action de la justice congolaise dans ce dossier, notamment autour des débats liés à la levée de l’immunité de l’ancien président.

Ces déclarations interviennent dans un contexte politique tendu marqué par des accusations récurrentes autour de la sécurité dans l’est du pays, des relations entre majorité et opposition, ainsi que des discussions sur l’avenir institutionnel de la RDC.

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