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2 mai 2026
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Un homme présente le drapeau et constitution de la RDC, juin 2016 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

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L’examen d’une proposition de loi sur le référendum à l’Assemblée nationale suscite une vive réaction de la société civile, qui redoute des implications sur l’équilibre institutionnel.

L’étude, à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, de la proposition de loi encadrant l’organisation du référendum continue de faire monter la tension dans l’espace public. Porté par le député national Paul-Gaspard Ngondankoy, le texte, en examen depuis le 30 avril 2026, cristallise les inquiétudes d’une partie de l’opinion et des organisations citoyennes.

Dans un communiqué publié le 1er mai, la coordination nationale de la Société civile Forces vives de la RDC a exprimé de sérieuses réserves quant à cette initiative législative. Elle estime que ce projet pourrait, à terme, ouvrir la voie à une révision ou à un changement de la Constitution, relançant un débat sensible qui semblait s’être apaisé ces derniers mois.

Par la voix de son représentant, Jean-Bosco Lalo, cette structure citoyenne a tenu à rappeler le caractère intangible de certains principes fondamentaux consacrés par la Constitution. Il s’agit notamment de la forme républicaine de l’État, de la durée des mandats présidentiels, de l’indépendance du pouvoir judiciaire ainsi que de l’intégrité du territoire national.

Au-delà des considérations juridiques, la société civile attire également l’attention sur le contexte sécuritaire du pays. Dans un environnement marqué par la persistance des groupes armés dans l’est, notamment la rébellion AFC/M23, elle juge inopportun d’engager un processus susceptible d’exacerber les tensions politiques et sociales.

Selon cette organisation, une telle démarche pourrait fragiliser davantage la cohésion nationale et détourner l’attention des priorités sécuritaires. Elle appelle ainsi les acteurs politiques, en particulier ceux de la majorité au pouvoir, à privilégier des initiatives favorisant l’unité et la stabilité du pays.

Dans le même esprit, les députés nationaux sont exhortés à faire preuve de responsabilité dans l’examen de ce texte, afin de préserver les acquis démocratiques et institutionnels de la République.

Relancé dans un contexte déjà sensible, le débat autour de l’organisation du référendum s’annonce déterminant pour l’équilibre politique du pays, à l’heure où les enjeux sécuritaires et institutionnels demeurent étroitement liés.

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