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20 avril 2026
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L’élection du gouverneur du Sankuru continue de provoquer des tensions au sein de la majorité présidentielle. Des prises de position divergentes entre plusieurs responsables politiques ont mis en lumière des rivalités internes autour du processus de désignation.

Au-delà de l’élection du gouverneur du Sankuru, la séquence politique récente révèle des divergences profondes entre certains acteurs de la majorité. La désignation provisoire du sénateur Lodi Emongo a en effet suscité des réactions opposées, notamment entre Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, et André Mbata, secrétaire permanent de l’Union sacrée de la Nation.

Lors d’une matinée politique organisée le samedi 18 avril 2026, Augustin Kabuya a vivement critiqué la position d’André Mbata, l’accusant d’avoir pris une décision sans consensus.

« Je ne peux pas permettre que quelqu’un vienne cracher sur le combat de l’UDPS (…) ce qu’il a dit est vraiment une honte », a-t-il déclaré devant les cadres et militants du parti présidentiel.

Selon lui, la désignation du candidat gouverneur devait résulter d’un accord entre les forces politiques présentes à l’Assemblée provinciale. Il affirme également que le chef de l’État n’aurait apporté aucun soutien particulier à un candidat.

« Après concertation (…) le chef de l’État a dit qu’il ne soutient aucun candidat gouverneur », a-t-il soutenu, rejetant toute interprétation contraire.

De son côté, André Mbata a maintenu la légitimité du processus ayant conduit à la désignation du sénateur Lodi Emongo. Lors d’une conférence de presse, il a expliqué que l’Union sacrée avait lancé un appel à candidatures et que celui-ci avait été le seul dossier reçu dans les délais.

« Nous avions demandé à tous les collègues candidats pour le compte de l’Union sacrée de venir déposer leurs dossiers (…) au bout du compte nous n’avions eu qu’une seule candidature », a-t-il indiqué.

Il a également rappelé que le secrétaire permanent agit conformément aux instructions de la haute autorité politique de la plateforme.

Dans la foulée, plusieurs responsables politiques ont exprimé leurs inquiétudes face à ces divergences. Le député national Peter Kazadi a notamment dénoncé ce qu’il considère comme un contournement des procédures internes.

« Ce que je déplore dans votre démarche, c’est le contournement du parti (…) qui aurait dû proposer lui-même son candidat », a-t-il fait savoir.

Ces désaccords relancent le débat sur la gestion interne de la plateforme politique au pouvoir, certains observateurs estimant que la multiplication des prises de position publiques fragilise la cohésion.

Malgré ces tensions, le calendrier électoral se poursuit. Après la publication des résultats provisoires, l’étape des recours est prévue du 17 au 24 avril devant la Cour d’appel du Sankuru. Le contentieux des résultats interviendra ensuite du 25 avril au 1er mai 2026.

La proclamation des résultats définitifs est attendue après cette phase, avant la transmission du dossier au chef de l’État pour l’investiture du futur gouverneur.

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