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RDC : Christian Bosembe Lokando appelle à la retenue dans le débat sur la Constitution

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Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe Lokando, a lancé ce mercredi 11 mars 2026 un appel à la responsabilité et à la retenue à l’intention des acteurs politiques, des leaders religieux, des médias et des journalistes dans le débat relatif à la Constitution en République démocratique du Congo.

Dans un message publié sur le réseau social X, le président de l’organe de régulation des médias a exhorté les différents acteurs de la vie publique à faire preuve de sens de l’État dans la manière d’aborder la question constitutionnelle, dans un contexte qu’il qualifie de particulièrement sensible pour le pays.

Selon Christian Bosembe Lokando, la République démocratique du Congo traverse une phase importante marquée par des avancées diplomatiques significatives sur la scène internationale, notamment dans la reconnaissance de l’agression dont le pays se dit victime dans sa partie orientale.

Il souligne que le Rwanda a été clairement cité et que ses autorités ont fait l’objet de sanctions, tandis que plusieurs groupes armés ont été neutralisés par les forces armées congolaises. Des progrès qu’il attribue notamment à l’implication personnelle du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Dans ce contexte, le président du CSAC appelle les acteurs politiques, les responsables religieux ainsi que les professionnels des médias à privilégier la cohésion nationale et à éviter toute forme de discours susceptible d’exacerber les divisions.

« La question constitutionnelle ne doit ni diviser la Nation en camps irréconciliables, ni être présentée comme une menace », a-t-il fait savoir, rappelant que la Constitution constitue un pacte républicain qui organise la vie de la Nation.

Pour lui, toute réflexion sur une éventuelle révision ou un changement de la Constitution relève en dernier ressort de la souveraineté du peuple. Il estime que le souverain primaire doit pouvoir réfléchir librement à son avenir, dans le respect des règles démocratiques.

Christian Bosembe Lokando a également dénoncé les menaces, les intimidations et les invectives dirigées contre ceux qui défendent l’idée d’ouvrir une réflexion constitutionnelle. À ses yeux, de telles pratiques sont contraires à l’esprit démocratique et ne favorisent pas un débat républicain serein.

À travers cet appel, le président du CSAC plaide pour un débat constitutionnel mené dans la sérénité, le respect des institutions et la reconnaissance du pluralisme des opinions, afin de permettre au peuple congolais d’exercer pleinement sa souveraineté.

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